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GoodNightMoon | Bloguez.com

4/9/2007 -

 

Je ne veux plus savoir comme j'ai mal.

Ne plus avancer dans le noir.

Ne plus voir quand la vie cale.

Prendre un nouveau départ.

Mais ne rien changer.

Un retour pour l'éternité.

Ou seulement une seconde figée.

Pour réparer ce qui a été caché.

Pour réparer ce qui a été cassé.

 

Pourquoi se battre quand de toute façon, rien ne peut pas devenir autre chose que trois fois rien ?

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2/9/2007 -

...

 

Recherche Tigrou désespérément...

Pour ne plus avoir le coeur en ...

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21/8/2007 -

Ton sur ton...

 

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21/8/2007 -

L'avocat du diable...

 

Ok. Aujourd’hui, nous allons parler des criminels. Je suis sûre que vous allez dire « oh super, encore une fois ! ». Et bien oui, encore une fois. C’est important, et ce n’est pas notre président qui me contredira. Les criminels sont des personnes méchantes, nuisibles, toujours prêtes à tuer, charcuter, dépecer, violer ou à se livrer à d’autres charmantes activités de ce genre. C’est la vérité ! Jamais de bonnes gens comme vous et moi ne penseraient à faire cela. Non, nous nous contentons de regarder la télé (qui nous montrent des criminels, soyons honnêtes, effet cathartique oblige) ou de faire des trucs comme, je ne sais pas moi, des tours de la bicyclette. Et pourtant, des fois, ce n’est pas possible : à qui la faute lorsque notre bicyclette chérie disparaît ? A qui la faute lorsque notre économie se casse la gueule ? Non, pas Marilyn Manson, mais les criminels qui nous coûtent cher et qui viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes. Evidemment. Les criminels font également grimper le sentiment d’insécurité dans le Coeur de nos ménagères (quelle expression sexiste), et par conséquent, ont créé d’étranges habitudes de vote chez les français. Bref, et à votre avis, pourquoi font-ils tout ça au lieu de faire de la bicyclette ? Probablement parce que c’est des malades.

 

Néanmoins, le phénomène criminel n’est pas né de la dernière pluie : Emile Durkheim, l’un de nos plus éminents sociologues, a souligné cela il y a déjà bien longtemps. En effet, il définit le crime non pas comme une maladie mais comme un phénomène social normal, et il a donc affirmé qu’une société sans criminel était impossible.

Il avait probablement raison : aussi loin que nous puissions nous souvenir, le crime a toujours pris une place importante dans notre Histoire. Il est la base de la plupart des grandes civilisations des siècles passés. Dans la Bible, Eve était une voleuse, et Caïn le meurtrier de son frère Abel. Dans la mythologie romaine, Romulus a tué Rémus afin de fonder Rome. Dans la mythologie égyptienne, Seth massacra Osiris qui sera par la suite vengé par son fils Horus, et rafistolé par sa femme Isis (détail assez cocasse : seul son sexe n’a pas été retrouvé. Cela ne l’empêcha pas de jouer à procréer. Trop fort, Osiris). Les exemples ne manquent pas. Le crime est donc une partie de nous, tout comme Eve était une partie d’Adam avant de venir à la vie. Il n’y a pas d’un côté les mauvaises gens, et de l’autre les honnêtes gens. Qui peut dire ce dont il sera capable demain ? Le crime est finalement le prix de notre contrat social.

 

Karl Marx est allé encore plus loin : il pensait que les criminels et donc bien entendu le crime, sont utiles à la société. C’est le pompon ! Et pourtant, quand on y pense…

Tout d’abord, Marx analysait le crime comme une branche de notre économie, et le criminel comme le point de départ d’une chaîne d’effets économiques. D’après lui, ils permettent de lutter contre le chômage et participent à la croissance de l’Etat. Pourquoi ? (Désolée, traduction approximative, issue de mon exposé d’anglais)

« Un criminel produit du crime…mais aussi la loi pénale, et par là le professeur qui enseigne cette loi et son inévitable manuel qui donne à ce professeur la possibilité de jeter son savoir dans le marché commercial. Le criminel produit également la police, la juridiction pénale, les bourreaux, les jurés ». Il ne faut pas oublier qu’ils donnent du travail à l’industrie du bâtiment, qui va construire notre merveilleux parc carcéral Par exemple, la Californie a construit ces 20 dernières années 23 prisons avec une capacité de 4000 à 6000 pensionnaires. En France, nous nous y mettons doucement, et il était temps, lorsqu’on sait qu’une grande majorité de nos prisons date d’avant la seconde guerre mondiale, et que certaines ont même été construites après la Révolution. Personnellement, même férue d’Histoire, je ne tiens pas à tout prix à habiter dans les cellules de Fort Boyard ! (Pour vous donner une idée des conditions de vie d’un prisonnier Français, la maison d’arrêt de Gradignan contient plus de 800 délinquants pour une capacité de 460 places, logés dans des cellules de 8 m² avec les WC seulement isolés depuis deux ans juste sous la TV. Certains dorment par terre. Autant dire que ce n’est pas le Club Med. Et les droits de l’Homme dans tout cela ? Et ce n’est pas pour cela que l’Administration pénitentiaire embauche. Comment voulez-vous qu’ils soient correctement soignés et “rééduqués” dans de telles conditions…)

Marx ajoutait, non sans humour, que les criminels participaient également à la lutte contre le chômage car non seulement nous avons besoin de professionnels pour leur courir après, mais ils s’appliquent également à éliminer une part de la population excessive sur le marché du travail, ce qui permet de maintenir les salaires à un niveau acceptable.

Les délinquants font travailler les forces vives de la nation, mais ils travaillent eux aussi et ce, dans de nombreux pays. Des compagnies comme Colgate ou Microsoft ont installé des ateliers dans certains centres de détention, où ils payent ces salariés particuliers 22 cents par heure (avec le cours du dollar en ce moment, ça fait presque rien en euros). Notons que si les détenus refusent de travailler, ils perdent la possibilité de voir leur peine aménagée… Une forme d’esclavage moderne, en somme. En France, des sociétés comme Bouygues ont été visées par la Cour des comptes car elles facturaient leurs services de cantine à des prix exorbitants… Bref, je m’étale.

 

            Marx, décidément très inspiré, a également souligné que « les criminels produisent l’art, la littérature, les romans et inspirent même des tragédies ». Aujourd’hui, on pourrait aussi ajouter les jeux vidéos. C’est la vérité ! Le crime nous fascine. Il n’y a qu’à voir le succès de séries telles que les Experts, NCIS…sans oublier Dexter, charmant tueur en série justicier pas trop torturé à la philosophie de vie si semblable à la nôtre. Jetons un coup d’œil au monde merveilleux des criminels américains et européens…Et y’a le choix ! Les USA sont plutôt spécialisés dans les infractions contre les biens : Bonnie and Clyde, Al Capone (à qui l’on doit le vocabulaire juridique concernant le blanchiment en France, puisque Al Capone recyclait son argent sale en achetant des laveries automatiques). La Grande Bretagne, avec son brouillard légendaire et son aura mystérieuse, semble être une terre fertile pour les criminels. Le plus célèbre reste probablement Jack l’éventreur qui a sévi dans le quartier de Whitechapel fin 1888. N’oublions pas Henri VIII, un roi du XVI° siècle qui a liquidé 4 de ses six femmes. Il est vrai que c’est plus rapide, moins cher et moins infâmant qu’un divorce, il faut avoir le sens pratique. Beaucoup d’encre a coulé à leur sujet, et ils font partie désormais du folklore britannique puisqu’ils ont même leur musée. En France, nos criminels n’ont, à ma connaissance, inspiré que TF1, qui aurait dû s’abstenir… Muriel Robin en Marie Besnard et Patrick Timsit en Désiré Landru n’ont pas marqué les esprits. Pas assez glamour, je pense.

            Il ne faut pas oublier tous les criminels imaginaires qui ont hanté nos soirées : de Robin des Bois à Arsène Lupin en passant par Hannibal Lecter ou Jean-Baptiste Grenouille, les auteurs n’ont pas chômé pour trouver de quoi nous faire frissonner.

 

            Ca ne va pas plaire à certains, mais il faut reconnaître que les criminels nous permettent également d’éduquer nos enfants et nos adultes. Pas d’esprit tordu, merci.

            Les criminels sont nécessaires à l’éducation car ils permettent de montrer l’exemple à ne pas suivre. C’est un moyen, entre autres, d’apprendre à nos enfants à faire la différence entre le Bien et le Mal. Ils permettent aussi aux adultes de se faire obéir : hier, on demandait à nos enfants de faire attention dans la rue en leur racontant l’histoire du petit Chaperon rouge et du grand méchant Loup comme illustration ; aujourd’hui, plus de temps pour les euphémismes et nous n’hésitons plus à balader sous leur nez le spectre du vilain monsieur caché derrière le Mac Donald’s et à heurter leur innocence avec des histoires de pédophiles. Les enfants peuvent tout entendre, mais pour autant, doivent-ils tout entendre ?

L’environnement des criminels est également très usité. Combien de fois avez-vous entendu cette phrase : si tu fais telle chose, tu iras en prison ! On a tous souri en lisant les histoires du petit Nicolas de Sempé et Goscinny, où le surveillant LeBouillon, dépassé par les évènements, criait aux enfants qu’ils « finiraient tous au bagne » et que leurs parents seraient très malheureux (pour les plus jeunes : le bagne était une sorte d’exportation de nos délinquants les plus sympathiques à des fins de colonisations vers des contrées lointaines telles que la Guyane ou la nouvelle Calédonie. Très efficace en terme d’élimination de délinquants indésirables qui finissaient généralement par mourir mangés par la faune ou les habitants locaux ou infectés par des maladies inconnues…). C’est un moyen de maintenir les gens sur le droit chemin, très utilisé ces derniers temps.

            Durkheim disait également que le crime était utile car il renforce la conscience collective. Selon lui, la réelle fonction de la peine n’est pas de punir le coupable mais surtout de maintenir une cohésion sociale solide. Elle aurait plus d’effet que les personnes « honnêtes » que sur la population pénale qui n’est pas toujours très effrayé de passer un petit temps à l’ombre.

            Il permet aussi à la conscience collective d’évoluer, un peu comme si les actes criminels étaient une anticipation de la morale de demain. Il n’y a pas si longtemps, l’homosexualité était une infraction (et l’est encore dans certains des Etats des USA), tout comme l’adultère. Aujourd’hui, nous pouvons joyeusement tromper nos conjoints sans craindre autre chose que leur légitime courroux. Plus sérieusement encore, la liberté de penser si chère à Florent Pagny dans les deux sens du terme, n’aurait jamais existé si personne n’avait violé les interdits mis en place. Finalement, les criminels ne sont que le reflet de notre société. Parfois, la conscience collective réagit un peu trop vite : pensons par exemple à la Megan’s law ou à la loi contre le car jacking aux Etats-Unis, ou encore à toutes ces lois passablement stupides que nous avons eu en France…Notre Code pénal est truffé d’infractions à la con inapplicables parce que mal écrites ou quasi impossibles à qualifier : les filouteries, la mendicité agressive… Que du bonheur pour les étudiants !

 

            Pour conclure, je dirais que la théorie de Marx n’est pas si folle que cela. Pensez à Minority Report : un monde débarrassé du Mal est un monde d’excès. L’être humain n’est ni blanc ni noir, et reste imprévisible. Il faut faire avec, et rien ne sert de cracher dessus, comme le fait cette « opinion publique » créée de toutes pièces par quelques journalistes et politiques bien pensants avides de sensationnel. Cela vaudrait le coup de réfléchir deux minutes.

 

Enfin, pour en finir avec les niaiseries actuelles, je tiens à préciser qu’il n’existe aucun traitement atténuant les fantasmes déviants des pédophiles : la castration chimique porte bien son nom : elle empêche l’érection, mais la personne continuera à éprouver ses désirs et fantasmes, et trouve parfois des substituts, comme un morceau de bois, des carottes (Allègre…). De plus, il ne sert à rien de forcer une personne souffrant de troubles mentaux à se soigner si elle ne le désire pas. Allez faire arrêter un fumeur de fumer s’il n’en a pas envie ! De plus, en France, la loi actuelle rend le consentement du patient indispensable à l’administration d’un traitement médical, sauf exceptions très restreintes (risque pour la vie…). C’est un débat qui n’est pas terminé, on n’est pas couchés, alors je m’arrête là et je vais aller regarder la fin du Corniaud. Bonne soirée !

 

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17/8/2007 -

Oraison funèbre, ô raison funeste...

 

            Mes trente et une dent restantes et moi même ont la tristesse de vous annoncer que Philippe, la première molaire de ma mâchoire du bas côté droit, s'est cassée ce matin suite à l'agression sauvage et inopinée d'un morceau de pain. Nous avons toutes les raisons de croire que cette attaque a été préméditée par le boulanger qui en réalité s'est trompé de vocation puisqu'il ne vend que des baguettes surgelées. Un premier communiqué nous apprend cependant que le malheureux Philippe n'a pas souffert, bien qu'il lui manque une sacrée partie de lui-même.

           Je me permettrais au passage de citer l'une des grandes poétesses oubliées du siècle dernier (sauf pour ceux qui ont un catalogue la redoute ou qui regarde m6 boutique) nommée Sandy Valentino : "Mais pourquoi, pourquoi tout cela n'arrive qu'à moi ?".

            Et bien parce que. Voilà.

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